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Dans l’utilisation d’hormones, tout est question de savoir de quelle supplémentation spécifique vous pouvez avoir besoin et de respecter les doses. LES HORMONES A DOSAGE ÉQUILIBRÉ NE PRÉSENTENT PAS DE RISQUE POUR LA SANTÉ.

La DHEA étant une hormone sécrétée naturellement, aucun effet secondaire notable n’a été remarqué. Toutefois les doses supérieures à 500 mg par jour sont déconseillées. Pourtant, les hormones ont mauvaise presse. L’engouement actuel pour la DHEA n’empêche pas que de nombreuses personnes se représentent encore le recours aux hormones comme “dangereux”. A quoi cela tient-il ?

Tout d’abord à l’abus d’hormones dans l’industrie agroalimentaire ainsi qu’à l’usage, avéré dangereux, d’hormones prélevées sur des cadavres humains pour traiter les problèmes de croissance (pratique aujourd’hui totalement abolie). Ensuite à la persistance du mythe selon lequel l’usage d’hormones provoquerait le cancer. Celui-ci repose sur la mécompréhension de certaines données scientifiques. Voici les faits :

La somatomédine C (qui est l’agent d’exécution pour l’hormone de croissance) prolonge en laboratoire la durée de vie des cellules malignes aussi bien que des cellules immunitaires. Mais cette même somatomédine C renforce, dans l’organisme, l’activité des cellules immunitaires tueuses des cellules cancéreuses.

L’oestradiol utilisé seul augmente effectivement le risque de cancer de l’utérus. Cet effet indirect est facilement contrebalancé par l’utilisation complémentaire d’une dose suffisante de progestérone. Il semble enfin que le cancer de la prostate, lorsqu’il est déclaré, soit accentué par l’imprégnation d’hormones mâles. Néanmoins aucune étude scientifique épidémiologique ne prouve l’existence d’un lien entre androgènes (comme la testostérone) et l’apparition elle-même du cancer de la prostate. Bien au contraire, un taux normal d’androgènes semble aider à en prévenir l’apparition.

Comment s’expliquent les réticences du corps médical à l’égard des hormones et de la DHEA ?

Laissons la parôle à deux des spécialistes internationaux les plus reconnus dans le domaine des hormones (Dr Hertogue et Nabet, “DHEA, l’hormone du mieux vivre”, Presses du Châtelet) : “En affirmant qu’il est prématuré de traiter, qu’il faut attendre que plus d’expériences soient pratiquées et que le résultat de ces études soient confirmés, les médecins jouent la prudence et veulent éviter de donner de mauvais conseils au public. C’est tout à leur honneur ! Mais c’est oublier que le temps court et qu’une tranche de la population ne pourra pas profiter de ces études. Il a fallu plus de cinquante ans pour que le traitement de la ménopause par hormones féminines soit “pleinement” accepté par le corps médical. Résultat ? Soixante dix ans après les premiers traitements aux oestrogènes (à l’oestrone plus particulièrement), moins de 20 % des femmes européennes en bénéficient ! Ces médecins bien intentionnés n’ont pas toujours eu le temps de consulter les nombreuses études déjà effectuées sur la DHEA… depuis les années 40 !”

LA DHEA, UNE FONTAINE DE JOUVENCE

LA DHEA, UNE FONTAINE DE JOUVENCE

Y a t-il des contre-indications à la prise de DHEA ?

La DHEA est déconseillée aux enfants et adolescents, aux femmes enceintes ou allaitantes, aux personnes souffrant d’une hypertrophie bénigne ou d’un cancer de la prostate, et aux femmes souffrant d’un cancer du sein ou des ovaires. Concernant le cancer, il est à noter toutefois que la DHEA n’est pas un facteur déclenchant de la maladie, mais peut être un facteur aggravant.

Quel est le rôle de la DHEA vis-à-vis du cancer de la prostate ?

Aucune étude ne permet d’estimer que la prise quotidienne de DHEA augmenterait le risque de cancer de la prostate. Le taux de la PSA (Protat Specific Antigen), un marqueur de cancer de prostate dans le sang, n’est pas influencé par le taux de DHEA sulfate ni par celui de ses métabolites, comme la testostérone. Peut-on, pour autant, prendre de la DHEA si l’on est atteint d’un cancer de la prostate ? En l’absence d’études vraiment complètes, la prudence reste aujourd’hui de mise. La prise de DHEA devra être soigneusement monitorée en fonction de l’évolution du taux de PSA.

La DHEA fait-elle grossir ?

La prise de DHEA ou d’autres traitements hormonaux ne font pas grossir, bien au contraire ! Ces traitements permettent de réduire les tissus adipeux et de raffermir les muscles.

Le traitement à la DHEA peut-il provoquer de l’acné ?

Une apparition d’acnée, des cheveux plus gras doivent inciter à diminuer la dose, non à arrêter le traitement. Toutefois, “La corrélation entre la sévérité de l’acné et le taux de la DHEA sulfate ou d’un autre androgène est le plus souvent faible, si bien que d’autres causes (alimentaires surtout), en association avec un taux d’androgènes élevés, doivent être cherchées avant tout. Une diététique soucieuse d’éviter les produits laitiers (même le yaourt ; prenez plutôt des comprimés de calcium pour le calcium) et les sucreries (surtout le chocolat) permet généralement d’éviter l’acné chez un sujet suivant un traitement à la DHEA.” (Dr Hertogue & Nabet : “DHEA, l’hormone du mieux vivre”, p 94-95).


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