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La DHEA
L’hormone DHEA est produite naturellement dans l’organisme par les glandes surrénales. Sa production naturelle commence à diminuer très tôt, à l’âge de 40 ans le niveau de DHEA n’est plus que la moitié du niveau optimal.

Le stress est un facteur essentiel du déclin de DHEA, dès l’âge de 30 ans, il s’accompagne d’une susceptibilité accrue aux maladies, qui va de pair avec l’accélération du vieillissement. La supplémentation en DHEA peut commencer entre 35 et 45 ans pour les individus particulièrement fatigués, stréssés ou immuno-déprimés.

Quels sont les avantages de la DHEA ?

La DHEA ralentit les effets du vieillissement et la progression des maladies de Parkinson et d’Alzheimer
La DHEA réduit les troubles associés à la ménopause et à l’andropause
La DHEA soigne la dépression, la dysfonction érectile, le lupus
La DHEA renforce le système immunitaire
Lors d’une étude menée sur la DHEA (ou déhydroépiandrostérone) les résultats ont mis en évidence trois principaux bénéfices pour ces utilisateurs. Premièrement la DHEA permet de diminuer la fragilité des os, deuxièmement la DHEA permet d’améliorer l’aspect de la peau (hydratation, réduction de l’atrophie de l’épiderme, lutte contre une pigmentation anormale et production des glandes sébacées) et du visage. Enfin l’hormone DHEA augmente l’intérêt pour le sexe et le niveau de satisfaction sexuelle des femmes agées.

La molécule de DHEA

La molécule de DHEA

Un complement Dhea pour la musculation ?

La prise de DHEA par les footballeurs est interdite par la FIFA ainsi que dans le baseball professionnel en Amérique du Nord. En effet, l’hormone DHEA contribue à la multiplication et a la croissance cellulaire, elle favorise donc le développement de la masse musculaire. Cette caractéristique en a fait un complément alimentaire de premier choix pour les body builders. La DHEA naturelle possède aussi des propriétés anti vieillissement car le taux de DHEA décline progressivement passé 30 ans.

La DHEA est devenue très rapidement le plus célèbre des compléments nutritionnels. Les médias du monde entier, ont fait la couverture mondiale de cette nouvelle ‘fontaine de jouvence’ et ce ‘remède universel’.


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Dyspareunie (douleur pendant les rapports sexuels), sécheresse vaginale ou encore atrophie vulvo-vaginale ou syndrome génito-urinaire…

Les troubles de la ménopause sont provoqués par l’arrêt de la production des hormones ovariennes, les œstrogènes et la progestérone. Pour réduire ces symptômes, la DHEA, (une hormone réputée pour ses effets anti-vieillissements) administrée par voie vaginale pourrait être efficace, selon les résultats d’ un essai clinique de phase III publié dans la revue médicale Menopause et relayé par le site d’informations scientifiques Eurekalert .

La DHEA contre les effets de la ménaupose

La DHEA contre les effets de la ménaupose

Cet essai clinique a été mené sur 480 femmes, ménopausées, qui ont testé pour 325 d’entre elles des ovules quotidiens à 0,5% de DHEA, soit 6,5 mg/ovule. L’autre groupe a pris un traitement placebo. 85% des volontaires ont déclaré une sécheresse vaginale modérée à sévère.

Ces participantes traitées présentent des améliorations significatives après 12 semaines de traitement, par rapport à celles qui ont pris le placebo.

Un effet local sans désagréments secondaires

Les conclusions de l’essai ont montré plus précisément qu’avec l’administration d’un ovule de DHEA (sur une échelle de 0 à 3) :

-la douleur pendant les rapports sexuels est réduite de 0,36 point

-la sécheresse vaginale est réduite de 0.27 point,

– les secrétions vaginales ont augmenté de 86% à 121%,

– le pH vaginal est rééquilibré de 0,66 point vers l’acidité.

“Bien que ce médicament soit considéré comme “hormonal”, le mécanisme semble être principalement local avec des effets secondaires minimes,” explique le directeur exécutif de North American Menopause Society, JoAnn Pinkerton.

“La DHEA se transforme en œstrogènes dans les cellules parabasales. Son action semble être entièrement à l’intérieur des cellules, et aucune quantité significative de l’hormone sexuelle est libérée dans la circulation”.


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Utilisée par voie locale sous forme d’ovule, la DHEA pourrait réduire les symptômes gênants de la ménopause comme la sécheresse vaginale et les douleurs pendant les rapports sexuels.

La DHEA a été médiatisée il y a quelques années par les travaux du Pr Etienne-Emile Baulieu qui y voyait un moyen de ralentir le vieillissement. Mais les recherches avaient donné des résultats un peu décevants. Cette hormone naturelle, précurseur des estrogènes, revient aujourd’hui sur le devant de la scène par le biais d’une étude américaine.

Cette étude dite de phase 3 (la dernière étape avant une éventuelle commercialisation du produit) montre des résultats significatifs chez des femmes ménopausées souffrant de sécheresse vaginale. Elle sera publiée en mars dans Menopause, la revue scientifique de la North American Menopause Society.

La DHEA une solution contre la sécheresse vaginale

La DHEA une solution contre la sécheresse vaginale

Une amélioration significative

480 femmes ont participé à cette étude. 325 d’entre elles ont pris quotidiennement un ovule intravaginal contenant 6,5 mg de DHEA. Les autres prenaient un placebo.

Après douze semaines, l’amélioration est significative chez les femmes traitées : moins de sécheresse vaginale, moins de douleurs pendant les rapports sexuels, une muqueuse vaginale plus épaisse, des sécrétions plus abondantes et un PH plus acide.

Les auteurs de l’étude soulignent toutefois que la DHEA a été testée sur des femmes sans antécédents de cancers hormono-dépendants touchant le sein ou l’utérus. Néanmoins, si ces ovules devaient être commercialisés un jour, ils ne devraient pas être prescrits aux femmes sans l’avis de leur gynécologue.


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Autres noms : déshydroépiandrostérone, déhydroépiandrostérone, sulfate de DHEA, DHEA-S, déshydroisoandrostérone, déhydroisoandrostérone, prastérone, stéroïde anabolisant.

Indications
Efficacité probable
Soulager les symptômes du lupus et diminuer le recours aux corticostéroïdes.
Voir la légende des symboles
Efficacité possible
Traiter la dépression.
Efficacité incertaine
Prévenir l’ostéoporose chez les femmes. Améliorer l’humeur et le bien-être psychologique des personnes souffrant d’insuffisance surrénalienne. Contrer les effets du vieillissement. Soulager les symptômes de la ménopause. Prévenir les troubles cardiovasculaires et l’obésité.
Inefficace
Améliorer les performances physiques. Stimuler la fonction sexuelle. Améliorer les fonctions cognitives des personnes âgées.

La molécule de DHEA

La molécule de DHEA

Posologie de la DHEA
Lupus
Le dosage utilisé au cours des études cliniques est de 200 mg par jour.
Note. Le lupus relève d’un diagnostic et d’un suivi médical.

Dépression

Les données actuelles ne permettent pas de suggérer un dosage efficace en cas de dépression. Au cours des études cliniques, le dosage a varié de 90 mg à 500 mg par jour.
Attention. Les effets à long terme d’une supplémentation en DHEA supérieure à 50 mg par jour sont inconnus et pourraient causer des effets indésirables (voir Précautions).

Description de la DHEA

La déhydroépiandrostérone (DHEA) est une hormone stéroïdienne anabolisante que les glandes surrénales des humains et de quelques primates supérieurs produisent naturellement à partir du cholestérol. Dans l’organisme, on la retrouve sous la forme de sulfate de DHEA (S-DHEA), plus particulièrement dans le cerveau, les surrénales, les ovaires, les testicules, les tissus adipeux, la peau et le sang. Elle peut servir à l’organisme de matériau de départ pour la production d’autres hormones, telles que l’oestrogène ou la testostérone. Sa fonction spécifique, outre le fait de participer à la production d’autres hormones, n’est pas encore bien comprise.

La DHEA est produite en grande quantité par l’organisme juste avant la puberté. Sa production atteint un sommet dans la vingtaine, puis les taux corporels diminuent progressivement. À 60 ans, le corps produit à peine 15 % à 20 % de la DHEA qu’il produisait à 20 ans. Selon certains chercheurs, cette baisse contribuerait à déclencher certaines maladies, ce qui a valu à cette substance d’être qualifiée d’« hormone de jeunesse ».

Il n’existe pas de source alimentaire de DHEA. La croyance qui veut que la diosgénine (qu’on retrouve surtout dans l’igname sauvage, mais également dans d’autres plantes, notamment le soya, le trèfle rouge et le persil) soit un précurseur de la DHEA n’est pas fondée (voir la section Sur les tablettes). Donc, la consommation de ces plantes n’augmente pas la production de DHEA. Les suppléments de DHEA qu’on trouve aux États-Unis sont le résultat d’une hémisynthèse chimique réalisée en laboratoire à partir de phytoestrogènes provenant de l’igname sauvage ou du soya.

Carence en DHEA

Les personnes souffrant d’insuffisance surrénalienne ou qui ont subi l’ablation des surrénales ne produisent pas de DHEA puisque ces glandes en sont la source presque exclusive. À noter également : les glucocorticoïdes de synthèse (cortisone) peuvent empêcher la production naturelle de DHEA par les surrénales.

À partir de 30 ans, l’organisme se met à produire progressivement moins de DHEA. Actuellement, on ne peut dire s’il est possible, ou même souhaitable, de contrer ce phénomène naturel de manière sécuritaire.

Historique de la DHEA

Isolée en 1931, la DHEA commence à éveiller l’intérêt du public au cours des années 1980. Elle entre alors dans la composition de produits amaigrissants offerts en vente libre aux États-Unis. Vers la fin de cette décennie, la Food and Drug Administration (FDA) restreint son usage aux seuls médicaments d’ordonnance. Les experts qui croient aux vertus thérapeutiques de cette hormone pensent alors qu’il faut la considérer comme une substance expérimentale et qu’elle ne devrait pas être offerte en vente libre. Toutefois, en 1994, la FDA autorise de nouveau la vente libre de la DHEA, qui est désormais commercialisée comme supplément alimentaire. Au Canada, cependant, sa vente est interdite, sauf sur ordonnance, en préparation magistrale délivrée par un pharmacien spécialisé.

Dans la majorité des pays d’Europe, la DHEA a un statut de médicament sans avoir fait l’objet d’une autorisation officielle de mise en marché, une procédure coûteuse qu’aucune compagnie pharmaceutique n’a entamée. En effet, comme il s’agit d’une hormone naturelle, elle n’est pas brevetable et ne présente donc guère d’intérêt pour les investisseurs.

Par ailleurs, la consommation de DHEA par les athlètes est interdite par le Code mondial antidopage. Cependant, dans les dernières années, quelques athlètes d’élite ont fait les manchettes après des tests positifs (cyclisme, rugby, soccer, tennis et athlétisme).

Recherches sur la DHEA

Le taux de DHEA dans l’organisme, en plus de diminuer tout au long de la vie, peut aussi varier beaucoup d’un individu à l’autre, de même que suivant le sexe des sujets. Ainsi, dans certaines études, la DHEA a eu un effet plus marqué sur les femmes que sur les hommes. La supplémentation en DHEA semble efficace dans certaines situations particulières seulement. C’est notamment le cas quand les sujets présentent des taux très bas de cette hormone, causés, par exemple, par une insuffisance surrénalienne ou un traitement prolongé aux corticostéroïdes. Dans les autres cas, malgré de nombreuses études, la DHEA n’a généralement pas fait ses preuves.

Efficacité probable Lupus érythémateux. Au cours de 7 essais à double insu avec placebo (842 femmes en tout) d’une durée de 6 mois à 12 mois, la prise de 200 mg de DHEA par jour a entraîné une modeste amélioration de la qualité de vie des participantes. En revanche, l’effet positif de la DHEA sur la fréquence des crises et la progression du lupus reste incertain. Notez qu’au cours d’un essai récent, une dose de 200 mg par jour durant 1 an n’a pas été plus efficace qu’un placebo pour réduire la fatigue et améliorer le bien-être physique et mental de femmes dont le lupus était en rémission.

Par ailleurs, cette maladie est généralement traitée par des corticostéroïdes, lesquels provoquent une diminution de la densité osseuse. Des essais cliniques préliminaires et des observations de cas ont été publiés à ce sujet. Les résultats indiquent qu’une dose de 200 mg de DHEA ou de prastérone (la forme synthétique de DHEA) par jour durant 7 à 12 mois permettrait de diminuer le dosage de corticostéroïdes, ce qui pourrait atténuer les risques d’ostéoporose attribuables à leur emploi.

Des chercheurs ont vérifié l’efficacité de la DHEA auprès de femmes atteintes du syndrome de Gougerot-Sjögren, une autre maladie auto-immune. La DHEA, à raison de 50 mg par jour, n’a pas réduit la fatigue des participantes par rapport à un placebo.

Efficacité possible Dépression. Au cours d’une étude épidémiologique portant sur environ 700 femmes ménopausées, on a observé une corrélation entre la dépression et un faible taux de DHEA dans l’organisme10. Des chercheurs polonais ont également constaté une association entre de faibles taux de DHEA et une dépression grave chez des hommes souffrant de maladies du coeur11. De plus, un essai sur 34 patients indique qu’il existe un lien entre une élévation des taux de DHEA dans l’organisme et une atténuation des symptômes dépressifs.

En ce qui concerne la supplémentation, quelques essais préliminaires indiquent que la prise de 90 mg à 500 mg par jour de DHEA peut diminuer les symptômes dépressifs des patients souffrant de dépression mineure et majeure13-15, de schizophrénie16 et de sida17. Au cours d’un essai de plus grande envergure (145 sujets), on a obtenu de bons résultats, à raison de 100 mg à 400 mg de DHEA par jour, auprès de personnes sidéennes souffrant de dépression.

Efficacité incertaine Ostéoporose. Les essais menés jusqu’en 2006 ont donné des résultats mitigés. Deux études plus récentes et de plus longue durée (1 an et 2 ans) indiquent que 50 mg de DHEA par jour peut augmenter la densité osseuse de la colonne vertébrale lombaire chez les femmes, mais pas chez les hommes. L’effet est plus marqué lorsque les participantes prennent aussi de la vitamine D et du calcium. La durée du traitement semble importante, car, au cours d’un essai récent d’une durée de 6 mois seulement, la DHEA n’a pas eu d’effet sur la densité osseuse de femmes âgées et frêles.

Efficacité incertaine Insuffisance surrénalienne. Chez les personnes souffrant de cette maladie, le corps ne produit pas de DHEA. La supplémentation semblerait donc un traitement logique, mais les résultats cliniques sont contradictoires. Selon les résultats d’une synthèse systématique portant sur 10 essais avec placebo, la prise de DHEA aurait des effets très modestes. Elle a un léger effet favorable sur la dépression, mais pas sur la vie sexuelle et l’anxiété des personnes atteintes. Les auteures d’une autre synthèse, qui se sont penchées sur les effets de la DHEA sur le bien-être et la vie sexuelle des femmes ont un avis différent. Elles ont conclu que les femmes atteintes d’insuffisance surrénalienne étaient les plus susceptibles de répondre favorablement, sur le plan du bien-être et de la sexualité, à un traitement à base de DHEA.

Efficacité incertaine Vieillissement. Une étude a fait grimper en flèche les ventes de DHEA. Elle était dirigée par le Dr Étienne-Émile Baulieu et a été publiée en 200022. Ses résultats encourageants et ceux de quelques autres essais ont soulevé une vague d’espoir en faisant miroiter une mythique fontaine de Jouvence. Cependant, dans l’ensemble, les effets se sont avérés, en réalité, plutôt modestes ou négligeables au chapitre de la mémoire, du risque cardiovasculaire, de l’humeur et du bien-être chez les personnes âgées.

Efficacité incertaine Ménopause. Les auteures d’une synthèse publiée en 2010 soulignent que la DHEA n’a pas fait ses preuves pour soulager les symptômes de la ménopause. D’une part, plusieurs essais ont été de courte durée ou ne comptaient pas beaucoup de patientes, ce qui expliquerait leurs résultats contradictoires. D’autre part, les études les plus récentes n’ont pas été concluantes. Seule la DHEA appliquée par voie vaginale pourrait soulager les femmes souffrant d’atrophie vaginale.

Efficacité incertaine Protection cardiovasculaire. Selon une synthèse publiée en 2004, les données ne permettent pas de conclure que la DHEA réduit ou accroît le risque de maladie cardiovasculaire. D’une part, il n’y a pas de lien clair entre un faible taux de DHEA dans l’organisme et le risque de maladie cardiovasculaire. D’autre part, la prise de DHEA a donné des résultats contradictoires au cours des essais sur le taux de cholestérol : soit le traitement n’a pas eu d’effet, soit la baisse a été modeste. De plus, les essais cliniques publiés depuis n’ont pas été concluants. Ainsi, la DHEA (75mg/jour pendant 2 ans) ne modifie pas les taux de « bon » et « mauvais » cholestérol (respectivement appelés HDL et LDL) chez les hommes âgés ayant de faibles taux de DHEA, et semble même abaisser les taux de bon cholestérol chez les femmes âgées.

Efficacité incertaine Obésité et gras abdominal. Plusieurs études d’observation ont établi un lien entre un taux élevé de DHEA dans l’organisme et une obésité moindre, notamment à l’abdomen. On a donc vérifié l’effet d’une supplémentation en DHEA sur le taux et la distribution du gras corporel. Selon l’auteur d’une synthèse publiée en 2004, sur les 14 études cliniques publiées à ce sujet, seulement 4 ont donné des résultats concluants. Les résultats des essais publiés depuis ont été mitigés.

Inefficace Performances physiques. Selon les auteurs d’une synthèse publiée en 2010, l’efficacité de la DHEA pour améliorer les performances physiques relève plus du mythe que de la réalité. Les études à court terme effectuées sur des athlètes masculins prenant de hautes doses ont donné des résultats non concluants. Les essais à plus long terme menés sur des personnes âgées prenant 50 mg par jour ont entraîné, au mieux, de négligeables améliorations.

Inefficace Fonction sexuelle. Selon 2 synthèses publiées en 2006 et en 2007, l’utilisation de la DHEA pour améliorer la fonction sexuelle chez les femmes en bonne santé demeure, pour l’instant, peu convaincante. Un essai publié depuis n’a pas non plus été concluant.

Chez les hommes souffrant ou non de dysfonction sexuelle, les données sur la DHEA ne sont pas convaincantes non plus, les essais ayant donné des résultats contradictoires.

Inefficace Fonctions cognitives chez les personnes âgées. On a cru, pendant un temps, qu’en administrant de la DHEA aux personnes âgées, on pouvait améliorer leurs fonctions cognitives et leur bien-être psychique. Toutefois, quelques études indiquent que le déclin normal de la production de DHEA par l’organisme vieillissant n’a aucune incidence sur les fonctions cognitives. De plus, l’ensemble des études cliniques pointe vers l’absence d’effet positif d’une supplémentation en DHEA.

Par ailleurs, les résultats d’un essai clinique publié en 2003 et portant sur le potentiel de la DHEA dans le traitement de la maladie d’Alzheimer indiquent que l’hormone a été sans effet à cet égard57.

Précautions

Attention
Les effets à long terme d’une supplémentation en DHEA supérieure à 50 mg par jour sont inconnus, car les études cliniques sur des doses supérieures ont duré 1 an ou moins. À la lumière des connaissances actuelles, il serait préférable de n’entreprendre un traitement que sur les conseils d’un médecin qui devrait vérifier régulièrement les taux sanguins de cholestérol et de stéroïdes, la tolérance au glucose, et la possible apparition de cellules cancéreuses.
On a comparé le taux sanguin de DHEA de femmes atteintes de cancer du sein et de femmes non atteintes : Les résultats indiquent qu’un taux élevé est associé à un risque de cancer du sein accru, tant chez les femmes préménopausées que chez celles qui sont en post-ménopause.

Contre-indications

Grossesse ou allaitement.
Puisqu’il s’agit d’une hormone qui peut se transformer en oestrogène ou en testostérone, les personnes à risque de cancer hormonodépendant (cancer du sein, de l’utérus, des ovaires, de la prostate) devraient s’abstenir. Cependant, plusieurs essais in vitro et sur des animaux pointent, au contraire, vers de possibles propriétés anticancéreuses de la DHEA.
Insuffisance hépatique ou rénale.

Effets indésirables

Généralement bénins à des doses quotidiennes de 50 mg ou moins.
À des doses de 200 mg par jour, la prise de DHEA peut causer de l’acné et l’hirsutisme.
Au cours de 2 essais auprès de femmes souffrant de lupus, la prise de DHEA a fait baisser le taux de « bon » cholestérol (HDL) des participantes3,4. Un effet semblable a été constaté au cours d’un essai auprès de femmes âgées ayant pris 50 mg de DHEA durant 2 ans.
La DHEA peut, plus rarement, entraîner un changement de la voix chez les femmes, une chute des cheveux, une résistance à l’insuline, des douleurs abdominales, des troubles hépatiques, de l’hypertension artérielle, de la congestion nasale, de la fatigue, de l’insomnie (hautes doses) et des maux de tête.
La DHEA peut accroître les crises de manie et d’irritabilité chez les personnes souffrant de troubles de l’humeur (par exemple de troubles bipolaires).

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments
Aucune connue.
Avec des médicaments
La DHEA peut interagir avec des médicaments qui bloquent les effets de l’oestrogène (tamoxifène, létrozole, fulvestrant, exémestane, anastrozole).
La prise d’insuline pourrait diminuer l’efficacité de la DHEA.
Les corticostéroïdes (dexaméthasone, hydrocortisone, méthylprednisolone, prednisone) peuvent empêcher ou réduire la production naturelle de DHEA par l’organisme.

Sur les tablettes

Rappelons que la vente libre de DHEA est interdite au Canada, sauf sur ordonnance en préparation magistrale. En septembre 2008, Santé Canada a émis une mise en garde au sujet de produits vendus sans ordonnance contenant des hormones, dont de la DHEA. En 2010, des produits vendus par 4 magasins situés en Colombie-Britannique ont été retirés du marché : 5 d’entre eux étaient des suppléments de DHEA.
On trouve dans le commerce des produits présentés comme de la DHEA « naturelle ». Il s’agit généralement d’extraits d’igname, de soya ou de trèfle rouge, qui contiennent de la diosgénine, un phytoestrogène. Rien ne permet de croire pour l’instant que l’organisme puisse transformer cette diosgénine en DHEA. Ce processus exige une série de synthèses chimiques qu’on ne peut reproduire qu’en laboratoire. Il n’existe donc pas de source « naturelle » de DHEA. Seul l’organisme en produit naturellement, par les glandes des surrénales, lorsqu’il est en âge de le faire.


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Dans l’utilisation d’hormones, tout est question de savoir de quelle supplémentation spécifique vous pouvez avoir besoin et de respecter les doses. LES HORMONES A DOSAGE ÉQUILIBRÉ NE PRÉSENTENT PAS DE RISQUE POUR LA SANTÉ.

La DHEA étant une hormone sécrétée naturellement, aucun effet secondaire notable n’a été remarqué. Toutefois les doses supérieures à 500 mg par jour sont déconseillées. Pourtant, les hormones ont mauvaise presse. L’engouement actuel pour la DHEA n’empêche pas que de nombreuses personnes se représentent encore le recours aux hormones comme “dangereux”. A quoi cela tient-il ?

Tout d’abord à l’abus d’hormones dans l’industrie agroalimentaire ainsi qu’à l’usage, avéré dangereux, d’hormones prélevées sur des cadavres humains pour traiter les problèmes de croissance (pratique aujourd’hui totalement abolie). Ensuite à la persistance du mythe selon lequel l’usage d’hormones provoquerait le cancer. Celui-ci repose sur la mécompréhension de certaines données scientifiques. Voici les faits :

La somatomédine C (qui est l’agent d’exécution pour l’hormone de croissance) prolonge en laboratoire la durée de vie des cellules malignes aussi bien que des cellules immunitaires. Mais cette même somatomédine C renforce, dans l’organisme, l’activité des cellules immunitaires tueuses des cellules cancéreuses.

L’oestradiol utilisé seul augmente effectivement le risque de cancer de l’utérus. Cet effet indirect est facilement contrebalancé par l’utilisation complémentaire d’une dose suffisante de progestérone. Il semble enfin que le cancer de la prostate, lorsqu’il est déclaré, soit accentué par l’imprégnation d’hormones mâles. Néanmoins aucune étude scientifique épidémiologique ne prouve l’existence d’un lien entre androgènes (comme la testostérone) et l’apparition elle-même du cancer de la prostate. Bien au contraire, un taux normal d’androgènes semble aider à en prévenir l’apparition.

Comment s’expliquent les réticences du corps médical à l’égard des hormones et de la DHEA ?

Laissons la parôle à deux des spécialistes internationaux les plus reconnus dans le domaine des hormones (Dr Hertogue et Nabet, “DHEA, l’hormone du mieux vivre”, Presses du Châtelet) : “En affirmant qu’il est prématuré de traiter, qu’il faut attendre que plus d’expériences soient pratiquées et que le résultat de ces études soient confirmés, les médecins jouent la prudence et veulent éviter de donner de mauvais conseils au public. C’est tout à leur honneur ! Mais c’est oublier que le temps court et qu’une tranche de la population ne pourra pas profiter de ces études. Il a fallu plus de cinquante ans pour que le traitement de la ménopause par hormones féminines soit “pleinement” accepté par le corps médical. Résultat ? Soixante dix ans après les premiers traitements aux oestrogènes (à l’oestrone plus particulièrement), moins de 20 % des femmes européennes en bénéficient ! Ces médecins bien intentionnés n’ont pas toujours eu le temps de consulter les nombreuses études déjà effectuées sur la DHEA… depuis les années 40 !”

LA DHEA, UNE FONTAINE DE JOUVENCE

LA DHEA, UNE FONTAINE DE JOUVENCE

Y a t-il des contre-indications à la prise de DHEA ?

La DHEA est déconseillée aux enfants et adolescents, aux femmes enceintes ou allaitantes, aux personnes souffrant d’une hypertrophie bénigne ou d’un cancer de la prostate, et aux femmes souffrant d’un cancer du sein ou des ovaires. Concernant le cancer, il est à noter toutefois que la DHEA n’est pas un facteur déclenchant de la maladie, mais peut être un facteur aggravant.

Quel est le rôle de la DHEA vis-à-vis du cancer de la prostate ?

Aucune étude ne permet d’estimer que la prise quotidienne de DHEA augmenterait le risque de cancer de la prostate. Le taux de la PSA (Protat Specific Antigen), un marqueur de cancer de prostate dans le sang, n’est pas influencé par le taux de DHEA sulfate ni par celui de ses métabolites, comme la testostérone. Peut-on, pour autant, prendre de la DHEA si l’on est atteint d’un cancer de la prostate ? En l’absence d’études vraiment complètes, la prudence reste aujourd’hui de mise. La prise de DHEA devra être soigneusement monitorée en fonction de l’évolution du taux de PSA.

La DHEA fait-elle grossir ?

La prise de DHEA ou d’autres traitements hormonaux ne font pas grossir, bien au contraire ! Ces traitements permettent de réduire les tissus adipeux et de raffermir les muscles.

Le traitement à la DHEA peut-il provoquer de l’acné ?

Une apparition d’acnée, des cheveux plus gras doivent inciter à diminuer la dose, non à arrêter le traitement. Toutefois, “La corrélation entre la sévérité de l’acné et le taux de la DHEA sulfate ou d’un autre androgène est le plus souvent faible, si bien que d’autres causes (alimentaires surtout), en association avec un taux d’androgènes élevés, doivent être cherchées avant tout. Une diététique soucieuse d’éviter les produits laitiers (même le yaourt ; prenez plutôt des comprimés de calcium pour le calcium) et les sucreries (surtout le chocolat) permet généralement d’éviter l’acné chez un sujet suivant un traitement à la DHEA.” (Dr Hertogue & Nabet : “DHEA, l’hormone du mieux vivre”, p 94-95).


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Dioscorea Villosa ou Igname sauvage mexicain.

Racine-tubercule d’une plante vivace d’Amérique centrale, pouvant peser plusieurs kilogrammes et dont la chair évoque la pomme de terre. Les autochtones l’utilisaient pour ses propriétés médicinales pour traiter les diarrhées et les rhumatismes.

Le Yam contient un principe actif, la Diosgénine, substance proche des hormones produites naturellement, et qui facilite la fabrication de progestérone par le foie, avec une étape intermédiaire, la synthèse de la DHEA. Cependant, en vieillissant, les enzymes nécessaires à cette transformation vont faire défaut, et il deviendra inutile d’espérer en obtenir les résultats escomptés. A ce moment-là, après un dosage sanguin du Sulfate de DHEA, fraction stable de la DHEA, montrant un déficit, et sur prescription médicale, il sera possible de faire appel à la DHEA dite de synthèse, qui n’est autre que le Yam mis à fermenter avec des enzymes végétaux issus de l’ananas ou de la papaye. Ce procédé de synthèse naturel n’est pas brevetable, ce qui explique qu’aucun laboratoire ne se soit lancé dans des procédures fort coûteuses d’autorisation de mise sur le marché, ou d’études d’activité de cette DHEA d’origine végétale. Autre procédé de fabrication, lui aussi très simple et non brevetable, est celui inventé par le Professeur Beaulieu, fabriqué à partir du vinaigre de vin. De plus, la DHEA étant un sérieux concurrent aux traitements hormonaux substitutifs des femmes ménopausées, les laboratoires pharmaceutiques ne se gênent pas pour semer le doute dans l’esprit des consommateurs, et des pharmaciens, alléguant contre-indications et effets secondaires faux, dans le but de conserver leurs clients ou de récupérer ceux qui avaient succombé à la tentation de cette complémentation non toxique. Fait étonnant, les pharmaciens sont autorisés à refuser, « en leur âme et conscience », d’honorer l’ordonnance d’un médecin prescrivant la DHEA, s’ils sont opposés à cette thérapeutique ! En outre, je ne sais pas si certains d’entre eux ne prennent pas la liberté de délivrer un placebo à ces patients, pour éviter un conflit qui aboutirait assurément à ce que le patient change de pharmacien ?

L'igname riche en DHEA naturel

L’igname riche en DHEA naturel

Donc, avant la cinquantaine, les enzymes étant présents, le Yam est capable de réguler les besoins hormonaux masculins ou féminins, le Yam « fermenté » (DHEA) prenant le relais lors de l’andropause ou de la ménopause.

Il existe une diminution progressive et linéaire des taux sanguins de DHEA au fur et à mesure du vieillissement, avec un palier maximum à l’âge de 20 ans, et une diminution plus rapide en cas de stress chronique. A partir d’un certain seuil de baisse de ce taux, un parallèle s’établit avec les phénomènes dégénératifs.

Les hommes de 70 ans présentent des niveaux de DHEA 80 à 90 % inférieurs à ceux âgés d’une vingtaine d’années, et l’on constate que les hommes ayant des niveaux plus élevés de DHEA vivent plus longtemps. Ainsi certains courants anti-âge préconisent-ils, à juste titre, de maintenir toute sa vie un taux égal à ce qu’il était à l’âge de 40 ans.

Propriétés :
Communes aux deux sexes :
– Perte de poids régulière, aussi bien chez l’obèse, que dans la surcharge pondérale observée vers la cinquantaine.
– Restauration de la libido.
– Prévention de l’ostéoporose.
– Action anti-inflammatoire en particulier dans la pathologie rhumatismale (arthrite, arthrose, polyarthrite) et dans les maladies auto-immunes (lupus, sclérose en plaque, thyroïdites).

Dans les états dépressifs on trouve souvent une diminution de l’activité des glandes surrénales. De fait, l’anxiété et le stress font baisser le taux de DHEA, ce qui provoque un manque de motivation, des troubles de la mémoire et une fatigabilité intellectuelle. Remonter le taux de DHEA agit comme le ferait un antidépresseur, sans présenter les effets secondaires liés aux antidépresseurs chimiques, tentatives de suicide, crises de démence, accoutumance… D’où l’intérêt dans les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

En outre une étude réalisée par le Docteur Elysabeth Barret-Conner a montré une diminution de 48 % de la fréquence des maladies cardio-vasculaires avec une simple prise journalière de DHEA. Cette activité anti-athérosclérose et de protection cardiovasculaire s’explique en partie par une baisse de 18 % du taux sanguin de cholestérol observé.

Sujet épineux, car il fait partie d’une « chasse gardée », est celui du cancer, avec la réflexion largement usité par les intervenants, et qui coupe court à toute recherche ou discussion : « et si c’était vrai, ça se saurait ! ». Concernant le Yam et la DHEA, a été observé un ralentissement de l’évolution de certaines formes de cancer suggérant que la DHEA possède un certain effet anti-tumoral. En fait la DHEA paralyserait le métabolisme des cellules cancéreuses, une normalisation du taux sanguin de DHEA faisant régresser les tumeurs. Le Docteur Nieper a démontré le rôle préventif et inhibiteur de la DHEA en cancérologie, et précise que le Squalène extrait du requin associé à la vitamine C, est capable de faire remonter le taux de DHEA sanguin.

Chez l’homme :
– Accroissement du tonus sexuel et de la force musculaire.
– Permettrait d’éviter certains cancers de la prostate, ceux-ci survenant à une époque de la vie où le taux de DHEA sanguin baisse sérieusement, fait d’autant plus étonnant que la propagande des opposants impose le cancer de la prostate comme contre-indication à la prescription de la DHEA !

Chez la femme :

En période d’activité génitale :
– Lutte contre la dépression liée à des problèmes hormonaux.
– Combat les dérèglements hormonaux, les kystes ovariens, les kystes des seins.
– Régularise le cycle hormonal, combat le syndrome prémenstruel, et participe à combattre tous les troubles gynécologiques.

D’après plusieurs études qui contredisent les opposants à cette utilisation, loin de provoquer le cancer comme ils veulent bien le faire croire, le Yam (et la DHEA) diminue le risque de cancer du sein et de l’utérus.

À la ménopause :
– Permet d’éviter les traitements substitutifs par les hormones de synthèse qui ont la réputation justifiée de favoriser la survenue de cancer du sein.
– Evite les surcharges adipeuses et contribue à la destruction de celles qui sont déjà présentes.
– Permet une meilleure conservation de la masse osseuse.
– Aide à la prévention des troubles cardio-vasculaires dont la fréquence augmente à cette époque de la vie.

Indications : Dérèglements hormonaux en période d’activité génitale. Ménopause. « Andropause. »

Attention : Préférer le Yam avant la cinquantaine, la DHEA ensuite, mais toujours après dosage sanguin du Sulfate de DHEA montrant un déficit hormonal, et après s’être assuré de la non existence d’une contrindication légale.