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Elle agit à plusieurs niveaux et aiderait à neutraliser certains problèmes dûs au vieillissement.

Sur les os : lutte contre l’ostéoporose en améliorant la densité minérale osseuse chez les femmes en particulier.
Sur la peau : augmentation sensible de la production de sébum, ce qui a pour effet une meilleure hydratation de la peau, ainsi qu’une diminution des taches.
Sur le système immunitaire : améliore la réponse immunitaire et optimise l’effet des vaccins (notamment celui contre la grippe).
Sur le cerveau : stimule le fonctionnement neurologique et améliore la mémorisation, protège de la dégénérescence des cellules du cerveau. La DHEA agirait sur le stress.
La DHEA, le coeur et les artères

Au niveau du coeur, la DHEA peut aider à dilater les artères coronaires après sa conversion en oestradiol ou en testostérone, deux hormones vasodilatatrices. Cette dilatation augmente l’apport de sang frais au coeur et donc son oxygénation. Concernant les vaisseaux, la DHEA diminue l’agrégation des plaquettes sanguines et l’accolement aux parois des vaisseaux, diminuant ainsi les risques de formation de caillots.

La DHEA s’oppose aussi à l’athérosclérose, en diminuant l’épaississement de la couche interne des artères carotidiennes du cou par l’intermédiaire des oestrogènes qu’elle métabolise. Enfin, elle neutralise une partie des antioxydants générés lors des réactions métaboliques, limitant ainsi l’oxydation qui fait vieillir plus vite le coeur et les vaisseaux.

La DHEA agit-elle contre l’excès de cholestérol ?

Plusieurs études ont montré qu’un taux élevé en DHEA sulfate dans le sang s’accompagne d’un taux élevé de HDL cholestérol (le bon cholestérol) et d’un taux bas de LDL cholestérol (le mauvais cholestérol), de cholestérol total et de triglycérides, ceci chez les hommes surtout.

La DHEA peut-elle aider à mincir ?

La plupart des études suggèrent qu’un faible taux de DHEA favorise le développement de l’obésité. La DHEA agit par plusieurs mécanismes pour limiter la prise de poids et de graisse : elle élève le taux de plusieurs neurotransmetteurs qui réduisent la sensation d’apétit et l’attirance pour les graisses ; elle peut dévier le métabolisme vers les muscles aux dépens des graisses (par la production d’hormones mâles et de somatomédine C) ; elle peut enfin réduire le nombre de cellules adipeuses, en empêchant la formation de nouvelles graisses et en stimulant la combustion des graisses anciennes.

La DHEA aide- t-elle à lutter contre le diabète ?

Concernant le diabète de type 2, qui survient surtout avec l’âge, la DHEA peut empêcher une sécrétion excessive d’insuline, tout en protégeant les cellules du pancréas de divers éléments toxiques. De plus, en accroissant la masse maigre des tissus, et donc le nombre de cellules-cible du glucose, la DHEA favorise l’absorption du sucre et la diminution du taux de ce dernier dans le sang. Cet effet antidiabète a été démontré pour des cellules-cible aussi diverses que les globules rouges, les cellules immunitaires, les fibres musculaires, les cellules graisseuses et celles du foie. Enfin, la DHEA peut protéger des dégats causés par l’excès de sucre les cellules-cibles de la rétine de l’oeil, du cerveau, du foie et des reins.

La DHEA agit-elle contre les rhumatismes ?

La DHEA agit contre les rhumatismes à deux niveaux. Elle stimule le processus de réparation et le développement de l’articulation, ainsi que des tendons et des muscles, dont l’état décline chez le patient rhumatismal. Elle a également un rôle anti-inflammatoire, du fait qu’elle renforce l’effet analgisant du cortisol tout en l’empêchant de cataboliser (consommer) trop de tissu. La plupart des patients souffrant de rhumatismes, surtout sous la forme inflammatoire, présentent des taux bas de DHEA sulfate dans le sang, et ce quel que soit l’âge.

DHEA-hormone-vieillissement-menopause-anti-age-jeunesse

La DHEA et la lutte contres les rides

L’apparition des rides et le vieillissement prématuré de la peau résultent en partie d’une déficience hormonale. Les traitements aux hormones ” lifting” les plus spectaculaires sont : l’hormone de croissance, les hormones sexuelles (testostérone et oestradiol), la DHEA et la Mélatonine. On peut aujourd’hui affirmer que les améliorations les plus spectaculaires en esthétique, viendront d’une hormonothérapie ajustée par des spécialistes. Les résultats après 4 à 6 mois de traitement font régresser les rides, sauf les lésions irrémédiables (cicatrices ou fibroses) qui se superposent aux rides. L’association de cosmétiques et de traitements oraux aux hormones donnera des résultats inespérés sur le visage.

Comment la DHEA agit-elle sur la peau ?

Les études montrent que la DHEA améliore l’état de la peau surtout chez les femmes, notamment celles qui présentaient la plus grande déficience de cette hormone. Il faut néanmoins compter 3 mois pour une amélioration visible.

Concernant l’apparence, la peau devient plus douce par l’augmentation de la production de sébum, plus souple grace à l’augmentation en lipides au niveau de l’épiderme, plus solide grace au renforcement des cellules de kératine, légèrement plus épaisse du fait de l’augmentation de production de composants du collagène, plus halée, enfin, par l’augmentation de la production de mélanine.

Les autres effets notables sont :

une meilleure vascularisation et une meilleure cicatrisation
une peau plus “sexuelle” du fait de l’augmentation très sensible de la production d’androstérone (cellules odoriférantes)
une meilleure résistance aux infections par l’augmentation du nombre des cellules immunitaires de la peau et la stimulation de leur activité
enfin, la DHEA protège potentiellement la peau contre le cancer en bloquant le glucos-6-phosphate déhydrogénase, une enzyme liée à certains processus cancéreux.
La chute des cheveux et les traitements hormonaux

La chute abondante de cheveux résulte d’une importante déficience de plusieurs hormones majeures. Le médecin vous prescrira des injections d’ACTH, d’hormones de croissance combinées à des pilules de DHEA, d’hormones thyroïdiennes, d’androgènes et d’oestrogènes : c’est la multihormonothérapie. Ce traitement hormonal est long mais produit de réels effets sur la repousse des cheveux.

Les effets de la DHEA sur la mémoire

Des dosages normaux de DHEA améliorent sensiblement la mémoire. Des expériences sur des sujets très déficients en mémoire et qui présentaient des taux très bas en DHEA ont pu le prouver.

La dhea peut-elle aider une personne atteinte de sclérose en plaques ?

La prise de DHEA, au vu des études actuelles, ne permet pas de faire régresser les séquelles neurologiques de la sclérose en plaques. Il a été néanmoins remarqué que les personnes ayant cette maladie présentent un taux de DHEA bien inférieur à la moyenne. De fait, la supplémentation en DHEA permet à celles-ci de se sentir en meilleur forme, moins fatiguées et plus aptes à faire face au stress. La DHEA permet aussi, apparemment, de retrouver une certaine force dans les membres, surtout les jambes.

La DHEA permet-elle de combattre le virus du sida ?

Le virus du sida (HIV) se multiplie dans les cellules immunitaires du corps afin de les détruire. Il s’avère que la DHEA limite la prolifération du virus dans ces cellules. Malheureusement, plus le virus progresse chez une personne atteinte, plus le taux de DHEA dans le sang diminue. Une supplémentation en DHEA est donc conseillée, mais ne peut être considérée comme une thérapie. En laboratoire, la DHEA et un dérivé de synthèse, l’imunor 28, inhibent la prolifération du virus du sida. En outre, la DHEA freine la prolifération aussi bien des virus sensibles aux médicaments anti-sida que de ceux qui leur sont devenu résistants.


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